PATRIMOINE DE LA NOUVELLE CALÉDONIE

 

LAGON MAISONS COLONIALES BAGNES TRANSFORMÉS PATRIMOINE RELIGIEUX LE NICKEL
  Musée de la ville de Nouméa  Théâtre de l'île Le Vieux Temple Mine de Thiébaghi
  Maison Célières Fort Teremba    Mine de Thio 
  Château Hagen  Village de Prony    
  Château Grimigni  Passerelle Marguerite    
  Pigeonnier à Pouembout      

 

LE LAGON

Le Lagon de la Nouvelle CalédonieL'archipel français du Pacifique est composé par l'ensemble de récifs et écosystèmes très variés. Ce vaste site, lagons et récifs, est considéré comme étant le plus vaste et le plus magnifique du monde. 
Le lagon abrite de multiples habitants, espèces marines tels que les tortues, les dugons, les baleines, les dauphins. Il regorge une biodiversité marine absolument exceptionnelle. 
Il est inscrit à la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2008, qui couvre une zone de 15 000 km² (sur les 23 000 kilomètres de la zone néo-calédonienne). 

Pour plus d'informations, nous vous invitons à consulter notre article dédié au Lagon de la Nouvelle Calédonie

Retour haut de page 

 

 

LES MAISONS COLONIALES


De magnifiques bâtisses résidentielles, au style architectural du XIXème siècle, ont survécu aux intempéries et aux évènements historiques en gardant toutes leur grandeur et prestige. Voici quelques maisons coloniales réputées à visiter :

  • Musée de la ville à Nouméa en Nouvelle CalédonieLe Musée de la ville de Nouméa :

Il a été construit en 1874 pour devenir la première banque de la Nouvelle Calédonie, la banque Marchand. Cette dernière aura fait faillite en 1877. Trois ans plus tard, la municipalité de Nouméa en fera l'acquisition et pour y loger en son coeur l'Hôtel de Ville jusqu'à 1975. Le bâtiment, après avoir vécu un grave incendie en 1990 connaîtra une rénovation et deviendra alors le Musée de la Ville de Nouméa. Un Musée incontournable pour sa richesse concernant l'histoire, l'évolution et le développement de la Nouvelle Calédonie. Retour haut de page

 

  

  

  • La maison Célières à Nouméa :

Classée et ensuite restaurée, la Maison Célières est devenue la Maison du Livre de la Nouvelle-Calédonie. L'Association "Témoignage d'un Passé" (ATUP) s'est mise en partenariat avec les collectivités publiques de la ville de Nouméa pour que ce bâtiment magnifique puisse retrouver de sa superbe et grandeur de l'époque. L'association assure donc les visites, l'animation, l'entretien de la maison pour offrir au public une véritable vitrine patrimoniale. Cette bâtisse se trouve dans le quartier Faubourg-Blanchot célèbre pour abriter plusieurs maisons coloniales, qui ont gardé la mémoire des colonies.  
Pour visiter la maison Célière et ses magnifiques jardins - visites guidées sur rendez-vous : 
Tél. 28.65.10Retour haut de page
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Avant la réhabilitation Après la réhabilitation, devenue la Maison du Livre
La Maison Célières à Nouméa - Avant la réhabilitation La Maison Célières à Nouméa, après la réhabilitation

 

  • Le château Hagen : 

Le château Hagen en Nouvelle Calédonie
Cette magnifique bâtisse a intégré la liste des monuments historiques de la Nouvelle Calédonie en 1998. 
Elle symbolise la période de la colonisation autant sur le plan religieux que civil et se trouve dans le coeur de la vallée des Colons.
Les plans d'architecture ont été dessinés par le pionnier Jean Taragnat, véritable bâtisseur de la Nouvelle Calédonie. Il n'aura eu le temps que d'esquisser les plans de cette maison puisque mourant avant sa construction. C'est sa veuve et son gendre Georges Préveraud de Sonneville qui engageront les travaux pour réaliser le projet qui s'achèvera en 1892. A l'époque, cette maison s'appelait la Villa au Banian mais sera devenue pour la population le Château Hagen, gardant l'appellation du nom de la propriétaire qui l'aura racheté. La villa qui s'appelait pourtant "Château Ratisbonne". Retour haut de page

  


  • Le château Grimigni et le Pigeonnier à Pouembout : 

Le centre pénitentiaire de Pouembout a été construit en 1883 qui s'étend sur un domaine de 3 500 hectares. La commune a conservé deux bâtiments remarquables de cette époque de bagne, qui sont le château Grimigni et le Pigeonnier. 
Cette région de Pouembout est réputée pour sa richesse agricole. Dotée d'immenses plaines de terre noire et très fertiles, elle accueille de vastes exploitations agricoles qui vont jusqu'au lagon. Y sont cultivés des fruits et légumes, entre autres, d'excellents melons tout comme certaines spécialités très appréciées comme le cerf, la roussette ou les produits issus de la mer. Retour haut de page

Château de Grimigni en Nouvelle Calédonie Pigeonnier à Pouembout

LES BAGNES - TRANSFORMATIONS

La Nouvelle Calédonie possède de nombreux vestiges de bagnes nés lors de la période de la colonisation de la Nouvelle Calédonie . 

Aujourd'hui ces centres ont été réhabilités et sont utilisés pour la société Calédonienne. Parmi eux se trouvent, dont les plus célèbres : 

  • Le Théâtre de l'île en Nouvelle CalédonieLe Théâtre de l'Île :

Ce lieu était destiné à accueillir une cathédrale (en 1875). Au fil des ans et après de nombreux évènements, les travaux n'ayant jamais pu aboutir, il sera alors transformé en atelier de couture et de cordonnerie, ainsi qu'en entrepôt (où seront entassées les vivres faisant office de magasin), puis comme un lieu d'élevage de vers à soie (de 1920 à 1926), enfin,  en un centre d'accueil pour les japonais (en 1941) qui étaient en attente d'être transférés en Australie, ainsi qu'un lieu de restauration pour les officiers américains.  
C'est lors de l'agrandissement du port autonome de Nouméa en 1970, qui a permis de relier l'Île Nou au reste de la ville, qui est alors baptisée Nouville en 1972 que ce lieu mythique va enfin trouver sa véritable fonction et vocation. C'est en effet, à cette période que Michel Camboulives, metteur en scène célèbre, a un coup de coeur pour ce bâtiment et décide alors de le transformer en théâtre. 

http://www.theatredelile.nc/

161 avenue James Cook
Nouville  - BP 3695
98846 NOUMÉA Cedex
Tél. (687) 25.50.50

Retour haut de page

 

  • Fort Teremba en Nouvelle CalédonieLe Fort Teremba : 
    Il est situé dans la région de Bourail, à Moindou. A l'époque, ce lieu très vaste, ressemblait à un village de 11 hectares où évoluaient les condamnés et surveillants, ainsi que des bâtiments autres que la prison elle-même, tels qu'une église, un bureau de télégraphe, une école, divers ateliers, une boulangerie ect.. Cet ancien pénitencier aura été achevé en 1880.
    Aujourd'hui, des spectacles sont régulièrement organisés qui relatent l'histoire de la Nouvelle Calédonie ainsi que celle de ce lieu mythique.
    Vous pouvez visiter le Fort Teremba ainsi qu'assister aux spectacles. Pour cela, n'hésitez pas à vous rapprocher de l'association qui organise les visites http://www.fort-teremba.com/Retour haut de page

 

 

  • Village de Prony en Nouvelle CalédonieLe Village de Prony :
    Le village est situé dans le Sud de l'île. Ce lieu a participé au développement de la Nouvelle Calédonie comblant les besoins en matériaux pour les constructions.
    Le capitaine d'Artillerie de Marine, Hippolythe Sebert, se verra confier la tâche de mettre en place une exploitation forestière (en 1867) sur la Baie de Prony afin d'approvisionner les besoins de la population et ainsi participer à l'extension de l'île. Ceci évitera de cette manière les coûts très forts de l'importation de bois. 
    Un camp s'établira alors avec une cinquantaine d'hommes où seront construits un magasin qui fournira les vivres aux hommes ainsi que la construction d'un four à pain.
    En 1863, la Nouvelle Calédonie étant affectée comme colonie pénale pour les travaux forcés, le village deviendra donc un bagne qui recevra les premiers 248 prisonniers en 1864. En tout, jusqu'à 1897, 22 000 déportés débarqueront sur l'île Nou pour participer aux travaux forestiers.
    En 1889, les bagnards aménageront les sources d'eau chaude de la baie. 
    En 1897, le convoi des prisonniers s'arrêtant, la production du chantier diminuera, jusqu'à sa fermeture et le total abandon du site en 1911.  
    Ce n'est qu'en 1956 qu'une filiale de la Société Le Nickel, la Socamifer, s'implantera sur le site pour en faire un village composés des familles de mineurs qui travailleront à l'extraction du minerai de fer dans la région.
    Aujourd'hui, on trouve dans le village de Prony quelques vestiges emprisonnés dans les racines de banias géants datant de l'époque, devenu véritable site historique. Il est entretenu par une association et des visites sont organisées par un guide du patrimoine. Retour haut de page

Passerelle Marguerite à Foa 

  • Passerelle Marguerite :

La Passerelle Marguerite fait partie des monuments historiques de la Nouvelle Calédonie, classée depuis 1984. 
Ce pont a été réalisé par les bagnards de l'île en 1893, et a permis de franchir la rivière de Foa. 
En 1909, pour cause de vétusté, il est alors prévu le remplacement de la passerelle par un pont suspendu métallique. 
La passerelle Marguerite a hérité du nom de la femme du Gouverneur de la Nouvelle Calédonie qui a inauguré la passerelle. 
En 1927, des travaux pour la renforcer ont été entrepris mais les années n'auront pas su la protéger de l'usure du temps. Et c'est pourquoi, elle aura été mise hors d'usage dans les années 60. Un pont, juste à côté sera construit pour la remplacer. 
C'est grâce à la commune de Foa ainsi que l'association Marguerite qui n'auront eu de cesse de se mobiliser pour la préserver qu'elle sera enfin classée comme monument historique. Retour haut de page

Aujourd'hui, et depuis 1997, la Passerelle est accessible aux piétons. 

PATRIMOINE RELIGIEUX

Vieux Temple protestant à Nouméa, en Nouvelle Calédonie

 

  • Le vieux Temple : 

Le vieux Temple situé à Nouméa, est un des plus anciens monuments chrétiens de Nouméa.
Il est aujourd'hui classé parmi les monuments historiques de la Nouvelle Calédonie, depuis 1992. 

Il a été construit pour le peuple protestant qui ne possédait aucun lieu de culte. En 1877, sera trouvé le site, le terrain et la construction débuteront en 1884 pour être inaugurés en 1893. Retour haut de page
En 1998, le Vieux Temple bénéficiera de travaux de restauration. 

 

 

LE NICKEL

Le Nickel est le symbole même du patrimoine de la Nouvelle Calédonie. Il est joliment surnommé le Roi Nick ou "l'or vert" et son exploitation a commencé à la fin du XIXème siècle. Premières exploitations minières en Nouvelle Calédonie
Trois grands opérateurs miniers font partis des cinq premiers producteurs mondiaux du nickel. Ils sont par ailleurs réputés pour leurs recherches novatrices, alliant le développement économique au respect de la protection de l'environnement.  
C'est James Cook, en 1774, lorsqu'il découvre la Nouvelle Calédonie qui pressent immédiatement la présence de richesse dans les sols. Mais ce n'est que l'ingénieur Jules Garnier qui repèrera le silicate de nickel dans le Sud-Ouest de la Grande Terre. Les premières exploitations naîtront à cette période. Progressivement, les hommes qui auront travaillé à la main, à l'aide de pioches pour casser les cailloux et ôter la partie recherchée, se doteront des moyens mécaniques avec le transport du minerai par les premières locomotives à vapeur du pays. 
Ce n'est qu'en 1877 que naîtront les premières fonderies de nickel, la première se situant à la Pointe Chalex, à Nouméa.
Mais plus les chantiers se mettent en place, plus la pénurie d'hommes se fait ressentir. Qui plus est, les Kanaks déplorent et refusent de participer à l'extraction du minerai qui touche leur terre auxquelles ils sont tant attachés, terres de leurs ancêtres. Les ouvriers viendront donc de l'extérieur de la Nouvelle Calédonie. La plupart viendront d'Asie (une très grande majorité). Les bagnards des centres pénitentiaires seront également sollicités pour répondre à ces travaux titanesques. Au fil des années, la production se fera à l'aide de moyens aux techniques élaborées. 
Il est à noter que la diversité ethnique de la population de la Nouvelle Calédonie provient en grande partie des mouvements migratoires que l'exploitation du nickel à engendrés.

Les lateries en Nouvelle Calédonie se distinguent par la couleur de leur terre, rouge brique. Elles ne regorgent que peu de nickel mais l'étendue des surfaces étant très vastes sont capables de répondre à la demande. 
Parmi les usines les plus importantes, les deux plus récentes sont les usines de Goro Nickel située dans le Sud et l'usine du Koniambo située quant à elle dans le Nord. 
Ces usines permettent de nombreux emplois, donc a un très grand impact sur la vie autant économique que sociale de la Nouvelle Calédonie.

Ces travaux gigantesques ont malheureusement eu un impact défavorable sur le paysage de l'île, sur les espèces végétales, sur les rivières subissant des pollutions. Ils ont fait figure d'invasion sur ces magnifiques terres. C'est pourquoi, les exploitants se sont engagés à revégétaliser les sites après l'extraction du minerai, et ce depuis 1971. Des programmes importants ont donc vu le jour pour développer des pépinières et reconstituer les terrains abîmés et restaurer la végétation.  

Les exploitations en Nouvelle Calédonie sont considérées comme étant le troisième gisement de Nickel au monde. Retour haut de page

  Exploitation de Nickel en Nouvelle Calédonie Usine de nickel en Nouvelle Calédonie

 

 

  • Mine de Tiébaghi en Nouvelle CalédonieAncienne Mine de Tiébaghi :


La mine de Tiebaghi à Koumac est ouverte de 1901 à 1930. Les ouvriers qui y travaillent sont les d'anciens prisonniers des bagnes ainsi que des Asiatiques (japonais). 
L'exploitation est essentiellement celle du chrome, et elle est tellement dense que le cratère dans le sol fait plus de 100 m de profondeur, avec plusieurs galeries tel un véritable labyrinthe. 
Lors de la Seconde Guerre mondiale, la production régressant, un américain investit dans des machines, ce qui va permettre le développement de l'exploitation très rapidement. C'est ainsi que le site s'agrandit en accueillant une école, une boulangerie, une infirmerie mais aussi une chapelle, 2 000 âmes y vivant en famille. Mais 1964, le marché du chrome s'écroule et la mine est contrainte de fermer ses portes. 
Toutefois, en 1967, Inco, un groupe canadien prend cette décision de racheter le site. Il faudra par contre attendre jusqu'en 1976 pour que la mine puisse reprendre son activité, en fait au moment où le marché du chrome reprendra sa course. Les années qui suivent ne sont pourtant pas très glorieuses, mais en 1965 est découvert sur le site, du nickel. C'est alors en 1997 que cette usine préfigure la mine de Nickel du futur. Retour haut de page

A découvrir ce formidable reportage du magasine INVESTIGATIÔNS qui relate la réalité des mines de nickel, véritable ravage sur l'environnement Calédonien. A VOIR ABSOLUMENT !  

 

Accès aux annuaires de A NOUMÉA WEB Pour mieux organiser votre séjour, n'hésitez pas à consulter les BONS PLANS et ÉVÉNEMENTS 

Nous contacter

captcha
Recharger

 

Tags : Nouvelle calédonie - Nouméa - Îles Loyautés - Ouvéa - Lifou - Maré - Tiga - Île des Pins- Île aux Canards - Îlot maître- Île Sainte-Marie- Îlôt Amédée- Îlot Signal- Îlot Larégnère - Îlot Ténia